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L’IDD #14 : Tricot Machine.

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Chères lectrices, chers lecteurs,

Imaginez… Vous êtes blogueuse tricot. A force de voir les stars américaines s’afficher fièrement leur tricot à la main, vous vous dites qu’il serait intéressant de savoir ce que leurs homologues francophones en pensent. Vous cherchez sur le Net, mais vous ne trouvez rien. Alors, vous décidez d’interviewer vous-même ces personnalités. La tâche est ardue (ouais, pas forcément facile au début de persuader des chanteurs de venir parler tricot sur un blog, hein…). Mais vous réussissez à convaincre. Vos interviews plaisent. Aux lecteurs et aux professionnels. Des labels commencent à vous contacter. Et un jour, deux stars vous tombent du ciel…

Joli rêve, hein ? Non, c’est bien réel. Les invités d’aujourd’hui ne sont plus à présenter aux Québécoises qui passent par ici. Véritables phénomènes dans leur pays, ils reçoivent plusieurs prix dont le Félix (équivalent québécois de nos Victoires de la Musique) Révélation de l’Année en 2007. Après avoir conquis le cœur de nos cousins québécois avec leur univers coloré, enfantin et un poil rétro, ils entament une tournée en France. C’est avec un plaisir non dissimulé (ahiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!! <– cri hystérique) que nous recevons aujourd’hui Tricot Machine.

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Crédits : Roger Proulx

Mélusine tricote… : Bonjour Tricot Machine, bienvenue sur Mélusine tricote… Avant de commencer, je tiens à dire que je suis vraiment très très heureuse que votre équipe m’ait proposé de vous interviewer aujourd’hui: je suis une grand fan ! Je vous ai découvert il y a environ 3 ans, complètement par hasard, en tapant « tricot » sur Google (rires). J’ai pensé : « Tiens, ‘Tricot Machine’, quel nom bizarre pour un groupe », et votre nom de scène m’a tellement intrigué que je suis allée me renseigner sur vous : j’ai découvert votre histoire et vos chansons. De fil en aiguille (sans jeu de mots !), je suis devenue très fan de votre travail. J’ai même regretté de ne pas capter la télé québécoise pour vous voir plus souvent ! (rires) Si on m’avait dit il y a 3 ans que je vous recevrais ici, je n’y aurais jamais cru. D’ailleurs, je n’y crois toujours pas !

Catherine : Merci de nous recevoir !

Matthieu : Tout le plaisir est pour nous.

Mélu : Pour le public français qui ne vous connaît pas, expliquez-nous : ‘Tricot Machine’, c’est quoi, c’est qui?

C : Tricot Machine est né d’une passion commune pour la musique. Spécifions que Matthieu et moi sommes un couple dans la vie. Au départ, même si nous aimions tous les deux la musique, Tricot Machine était loin d’être notre plan de carrière ! En fait, Matthieu a fait ses études en biologie et moi, en construction textile. À l’époque où nous avons commencé à travailler dans nos domaines respectifs, nous avons aussi commencé à élaborer un petit projet de musique, sans prétention et sans but précis. Pour le plaisir, les week-ends ou quand on avait une minute, on s’est mis à composer des petites chansons. Petit projet est devenu plus grand que prévu lorsque le label québécois Grosse Boîte nous a repéré sur MySpace et a fait paraître notre premier album en 2007.

M : La suite est presque un conte de fées. L’album s’est vendu à presque 50 000 exemplaires et nous avons fait une tournée de 250 spectacles principalement au Québec, mais aussi dans le reste du Canada et aux États-Unis. Une dizaine de prix ont couronné tout ça…

Mélu : Pourquoi avoir choisi de nommer votre duo « Tricot Machine » ?

C : Ça, c’est la question à laquelle nous avons répondu le plus souvent !

M : Catherine a étudié en textile. Un jour, au début de ses études, elle est arrivée à la maison en me parlant de cet outil avec lequel elle avait commencé à travailler et qui se nommait « tricot machine ». Même si à l’époque nous ne faisions pas vraiment de musique ensemble, j’aimais bien trouver des associations de mots qui sonnaient bien, comme pour un nom de groupe. J’ai tout de suite pensé : « Tricot Machine… ça ferait un bon nom pour un groupe de musique… !»  Plus tard, lorsque nous avons commencé le projet de musique, la question ne s’est même pas posée : le nom a été adopté à l’unanimité ! Au final, je crois que ça décrit bien l’essence du projet : artisanal et chaleureux.

Mélu : Outre de par votre nom, vos références au tricot sont assez nombreuses — dans votre premier album notamment, dont la couverture représente un fond de jersey endroit avec des fils de laine colorés. Le morceau d’intro « Introduction au Tricot Machine » parle clairement tricot (« Savez-vous tricoter ? A vos aiguilles ! »). La majeure partie de vos clips regorge de clins d’œil à la laine et celui de « Les Peaux de Lièvre » est carrément entièrement tricoté — j’en avais parlé sur le blog à l’époque, d’ailleurs. Sur beaucoup d’affiches de concert aussi, on voit du tricot. Pourquoi ces références omniprésentes ?

C : Probablement à cause de moi et de mes antécédents dans le domaine ! Disons que j’ai autant d’intérêt pour notre univers sonore que pour notre univers visuel. Les deux vont de pair.

Mélu : Vous avez un univers musical qui n’appartient qu’à vous. Comment le décririez-vous ?

C : Toujours difficile de se décrire soi-même… Je dirais que notre musique est simple, artisanale et qu’elle passe d’abord par le cœur. Textes et musiques ont une importance égale au sein des chansons. Je crois que ce qui nous touche chez les artistes que nous aimons, c’est le fait qu’ils soient uniques et qu’on sente leur personnalité à travers leur œuvre. Suivant cet exemple, nous essayons de faire quelque chose qui, sans pour autant être extravagant, ne ressemble à rien d’autre.

Mélu : Votre deuxième album « La Prochaine Étape » sort dans l’hexagone fin Janvier 2011. Après un succès fulgurant au Québec, la prochaine étape, c’est la France, alors ? (rires)

C : Exactement ! :-)

M : Tu lis dans nos pensées ! ;)

Mélu : Pouvez-vous nous parler de cet album ?

C : « La Prochaine Étape » est une suite logique à notre premier album. Rien n’est changé comme tel, tout évolue plutôt naturellement sur ce deuxième opus.

Mélu : Qu’est-ce que cet album a de différent par rapport à votre premier opus ?

C : Nous nous connaissons mieux, musicalement parlant. La direction est plus claire. L’œuvre en soi ne s’en porte que mieux !

M : L’album s’est fait sur une plus courte période. Un premier disque, c’est parfois l’histoire de plusieurs années de travail ramassées sur une même galette. Ici, l’album est peut-être plus concis, moins éparpillé que le premier parce qu’il a été créé en moins d’un an.

Mélu : Vous vous êtes produits à plusieurs reprises devant le public français. Comment a-t-il accueilli votre musique ?

C : Les Français sont très accueillants, réceptifs et ouverts à la découverte.

M : C’est une grande chance pour nous de pouvoir partager notre musique avec vous.

Mélu : Les loisirs créatifs semblent vous tenir particulièrement à cœur : l’album « Tricot Machine chante et raconte : 25 Décembre », sorti au Québec en 2008, est présenté sous la forme d’un livre d’histoires, cartonné et illustré d’œuvres en feutrine réalisées par vous, Catherine. Pour « La Prochaine Étape », vous faites équipe avec le graphiste Atanas Mihaltchev et développez une collection de figurines de papier à confectionner étape par étape qui constitueront la pochette, et par lesquelles seront représentées chacune des chansons du disque. Quelle est la place des loisirs créatifs dans votre vie ?

C : Assez importante, mais c’est plutôt périodique. Dès qu’on a des moments à nous, ça revient, mais sinon, lorsqu’on est loin de la maison ou en tournée par exemple, c’est pas vraiment au programme! (rires)

M : En terminant le dernier disque, on se disait qu’on serait capables d’en faire un autre tout de suite après. Je crois que créer nous rend créatif. À chaque fois, c’est comme un vieux moteur qu’il faut redémarrer. Mais lorsqu’il fonctionne, il ne veut plus s’arrêter. C’est probablement ce qui nous pousse à nous investir dans toutes les sphères de création d’un disque.

Mélu : Et quelle est la place du tricot plus particulièrement ?

C : Peut-être était-elle plus grande au début ? Je venais de terminer mes études en textile. J’étais donc très proche de cette forme d’expression artistique. Et comme ça correspondait exactement à l’image artisanale qu’on voulait projeter, on s’en est donné à cœur joie. Maintenant, on explore ailleurs aussi. Il y a bien sûr le fait qu’il ne faut pas tourner en rond.

Mélu : Vous tricotez ?

C : Mais bien sûr ! Je suis par ailleurs mille fois meilleure à la machine qu’avec les aiguilles… Tu en doutais ? (rires)

M : Moi aussi, je tricote… de la musique ! (rires)

Mélu : Catherine, pourquoi tu tricotes ?

C : Parce que pour moi, c’est un peu comme faire un casse-tête ou de la méditation.

Mélu : Donc, tu as appris à l’école, c’est ça ?

C : Oui, c’est ça, à l’école.

Mélu : Quelle image as-tu du tricot en général ?

C : Je pense que c’est une tradition qui est revalorisée depuis quelques temps en revenant sur les aiguilles des jeunes, et c’est bien que le tricot soit vu comme quelque chose de cool ! Je suis pour la sauvegarde des traditions.

Mélu : Te souviens-tu de ton dernier ouvrage tombé des aiguilles ?

C : Comme je ne suis pas professionnelle avec les aiguilles, je n’entreprends que de petits projets comme des foulards et des carrés…

M : Qu’elle finit rarement ! (rires)

Mélu : Le prochain tricot, ce sera quoi ?

C : Une courtepointe avec les carrés accumulés.

Mélu : C’est Matthieu qui profite de tes œuvres ?

C : Non, pas spécialement. Tous les gens qui ont acheté le premier disque profitent de deux de mes œuvres dans la pochette de l’album. C’est moi qui ai fait ça !

Mélu : De plus en plus d’hommes tricotent aujourd’hui et le font savoir. Quel sentiment cela t’inspire ?

C : Je trouve ça super.

Mélu : Vous savez peut-être que je suis aspirante designer et que j’adore créer des modèles. Si je devais créer un tricot à l’image de « Tricot Machine », que serait-il et comment devrait-il être ?

C : Une pièce unique, unisexe et 100% laine… Je te fais confiance pour le reste !

Mélu : Oh ben merci ! (rires) Une anecdote tricot à partager ?

C : Nous avons réalisé un vidéoclip en tricot pour la chanson « Les peaux de lièvres », que tu as évoqué précédemment. C’est une animation de 728 tricots. À mon avis, c’est à voir absolument.

Mélu : Je suis du même avis, c’est à voir absolument. Votre vidéoclip a fait le tour de la blogosphère spécialisée, à l’époque… Une chanson dont l’héroïne serait une tricoteuse (et qui s’appellerait Mélusine, ahem ! — tout à fait au hasard bien sûr) pourrait avoir une place sur l’un de vos futurs albums ?

C : Pourquoi ? Tu as un texte à proposer ? (rires)

Mélu : Absolument pas, je suis bien meilleure tricoteuse que parolière (rires).

C : Sérieusement, je ne peux pas dire à quoi ressemblera ce prochain album. Je crois que l’important, c’est l’œuvre et que le choix des titres se fait pour le bien de l’œuvre. Alors je dis : si cette histoire s’insère dans le concept de ce futur album, bien sûr !

Mélu : Vos prochains concerts en France, c’est où et quand ?

M : La prochaine tournée en France aura lieu en Février. Une dizaine de dates seront annoncées sous peu. Entre autres, nous jouerons à La Boule Noire, à Paris le 3 Février! Vous pouvez nous suivre sur MySpace et Facebook pour tous les détails concernant les villes et les lieux que nous visiterons.

Mélu : On arrive à la fin de l’interview. Y a-t-il une question que je ne vous ai pas posée et à laquelle vous auriez voulu répondre, qui parle tricot ou Tricot Machine ?

M : Pas de question en particulier. Je signale juste que le disque sort chez vous le 31 Janvier 2011. L’avions-nous déjà dit ?

Mélu : Non, et merci pour la précision car je n’avais pas la date exacte (rires).
Que diriez-vous aux lectrices et lecteurs de
Mélusine tricote… pour leur donner envie de tricoter en écoutant vos albums ?

C : Il n’y a rien à dire… Voyons, ça va de soi ! (rires)

Mélu : Un mot pour finir aux lecteurs ?

M : Longue vie au tricot !

Mélu : Merci Catherine et Matthieu pour votre gentillesse et votre disponibilité. Je vous souhaite en France autant de succès — et même plus, si c’est possible ! — qu’au Québec. Sachez que vous êtes toujours les bienvenus ici, revenez quand vous voulez !

C : Merci à toi.

M : Merci.

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Téléchargez légalement l’album de Tricot Machine sur iTunes.
Retrouvez Tricot Machine sur leur site officiel, MySpace, et Facebook.

Catégorie(-s) : L'IDD · Tags: , , ,

7 Réponses pour "L’IDD #14 : Tricot Machine."

  1. Kitty4Cat dit :

    Géniale cette IDD!!! Merci Mélu! Merci Tricot Machine!

  2. Elénia dit :

    Rencontre très intéressante !

  3. ecureuil dit :

    un vrai régal cette interview, tu est très bonne a ce petit jeu la !
    de plus je découvre grace a toi ce groupe au nom si évoquateur !

    1. Mélusine dit :

      “un vrai régal cette interview, tu est très bonne a ce petit jeu la !”
      Merci, ça me fait super plaisir de la part d’une fille qui bosse dans la presse ;-) !

  4. Coralli dit :

    Bonjour,
    Merci pour cette interview, j’ai appris pleins de trucs!
    Moi aussi j’ai découvert le groupe par hasard en tapant tricot machine sur google! Et ca a été la révélation! Je passe leurs Cds en boucle et ils rythment mes tricots, c’est très entrainant et les textes sont très imagés.On voyage, destination: Québec!
    Je vous conseille d’aller les voir en concert ! C’est juste Super!
    On a passer un très agréable moment hier à la Boule Noire à Paris ! Ils donnent la patate et font travailler les zigomatiques!
    Si vous avez l’occasion, n’hésitez pas!

    1. Mélusine dit :

      Merci pour votre commentaire Coralli. Ils seraient très heureux de lire ça, j’en suis sûre ! Et j’adorerais les voir en concert moi aussi !

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